Emmaüs Europe

Emmaüs Catanzaro : une collection capsule de mode durable et engagée

Le groupe Emmaüs italien de Catanzaro s’est lancé dans la mode mais pas n’importe laquelle ! Bien loin de la fast fashion et de l’uniformisme, on retrouve une collection capsule durable et engagée, fidèle aux valeurs du mouvement.

Cette collection a été conçue et créée par Ljdia Musso, bénévole et ancienne secrétaire de la communauté. Cette experte en marketing et en communication dans l’univers de la mode et du luxe, photographe et plasticienne, a upcyclé des vêtements d’occasion chinés à Emmaüs. Elle a réalisé une série de « vêtements graffiti » en utilisant diverses techniques comme l’assemblage de pièces de vêtements ou l’utilisation d’encres, de couleurs acryliques et de peinture en aérosol. L’objectif est de créer une collection qui s’inspire des sous-cultures urbaines et du monde de l’art expérimental, mais qui s’adresse à tous.

Autour de cette collection capsule, Ljdia a développé une communication inclusive et explicative du projet, principalement via Instagram. Elle a réalisé une série de photos et de vidéos de performances en direct intitulées « artiste au travail ». Tout en travaillant sur sa collection, elle sensibilise à la mode durable, en expliquant notamment les notions qui l’entourent, comme la différence entre upcycling, recycling et downcycling, par exemple.

Ce projet s’accompagne de performances artistiques engagées. La première « Break the silence » a eu lieu le 7 mars à Catanzaro. Il s’agit d’une performance contre les violences faites aux femmes. Ljdia y porte deux des vêtements qu’elle a confectionnés, une veste en jean entièrement recouverte de poèmes de femmes poètes et une chemise reproduisant une photo d’un de ses projets sur le féminicide.

Les vêtements de cette collection seront mis en vente aux enchères. Une partie des recettes servira à soutenir le projet et une autre à soutenir la solidarité d’Emmaüs Catanzaro. Un projet innovant qui met le design au service de l’environnement, de la solidarité et des droits des plus vulnérables !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur @emmauscatanzaro !

Actualités Économie circulaire et solidaire / Écologie Italie

© Ljdia Musso

Devenir bénévole à Emmaüs

Vous avez envie de vous engager au service des plus souffrants, n’hésitez plus, rejoignez le mouvement !

Emmaüs bénéficie de l’aide de nombreux bénévoles tout au long de l’année. Grâce à eux, le mouvement fonctionne et perdure ! Quelques soient vos disponibilités et vos compétences, vous êtes le bienvenu pour participer à votre mesure à nos actions et partager la vie Emmaüs.

Les types d’activités peuvent être très différents d’un groupe à l’autre en fonction des besoins et de la situation de chaque structure. Il peut s’agir d’apporter une aide dans les activités traditionnelles du groupe (ramassage, tri, vente, upcycling, réparation,…), un soutien dans l’accompagnement des personnes accueillies, ou encore de proposer vos compétences, des activités culturelles ou vos propres projets !

Pour rejoindre le mouvement, prenez contact avec le groupe Emmaüs le plus proche de chez vous.

Devenir bénévole

© Emmaüs La Poudrière

Devenir interprète bénévole à Emmaüs Europe

Vous êtes interprète et avez envie de nous aider, n’hésitez plus, rejoignez le mouvement !

Emmaüs Europe rassemble les groupes Emmaüs européens et organise donc régulièrement des événements multilingues. Qu’il s’agisse de réunions statutaires, de rencontres, de formations ou encore de réunions thématiques, ces événements sont possibles grâce aux interprètes bénévoles ! Ils nous permettent de nous comprendre et nous accompagnent dans ces moments forts de la vie de l’association.

Pour rejoindre l’équipe d’interprètes bénévoles, contactez Marie Tixier, Responsable événementiel : marie.tixier@emmaus-europe.org

Devenir bénévole

Emmaüs en Finlande

Entretien avec Anu Lähde, déléguée nationale de la Finlande au Conseil régional d’Emmaüs Europe.

 

Peux-tu nous parler des débuts d’Emmaüs en Finlande ?

En 1959, une poignée de Finlandais se joint aux efforts d’une organisation suédoise, du nom de Swallows, active en Inde et au Pérou. En 1964, Birgit et Rurik Rancken établissent Swallows à Ekenäs dans le sud-ouest de la Finlande. Ils y sélectionnent et préparent des volontaires aux missions en Inde et au Pérou, mais tiennent aussi des discussions et servent de source d’informations sur le tiers monde.

En 1962, Gérard Protain, prêtre français engagé auprès des chiffonniers Emmaüs à Lima, est expulsé du Pérou, les autorités jugeant son activité et ses opinions subversives. Il rejoint alors la Finlande et participe à la fondation de la communauté Emmaüs de Helsinki en 1966, avec Marita Uunila et les Amis d’Emmaüs. Étudiants et adultes y travaillent main dans la main pour aider les personnes vivant dans la rue, organisent des ramassages et gèrent des bric-à-brac.

Quelles sont les activités menées par Emmaüs en Finlande ?

Swallows, premier groupe Emmaüs en Finlande, est l’une des organisations de coopération au développement finlandaises les plus anciennes. Swallows de Finlande est engagée dans le cadre de partenariats à long terme auprès d’ONG népalaises, indiennes et péruviennes ; les premiers groupes Swallows Emmaüs ayant émané en Suède. Les autres groupes Emmaüs gèrent quant à eux les bric-à-brac.

Les groupes finlandais appuient des projets de solidarité et de coopération au développement tout en proposant des programmes de création d’emploi ou d’insertion à destination des groupes vulnérables (tels que les handicapés, les chômeurs ou les migrants), mais il n’y a plus de communauté avec des compagnons. Il reste beaucoup à faire en matière de récupération, de tri et de revente des dons effectués dans les bric-à-brac. La majeure partie des revenus de ces activités permettent d’appuyer la solidarité internationale, particulièrement dans les pays Baltes.

Emmaüs Åland et Helsinki ont tous deux mis sur pied des bassins de main-d’œuvre pour proposer davantage d’offres d’emploi aux groupes vulnérables et marginalisés. Ces bassins de main d’œuvre ciblent des femmes et des hommes migrants menacés par la pauvreté et l’exclusion. Ces personnes de langues et de cultures différentes arrivent pour la plupart du sud-est de l’Europe. Ce bassin les emploie officiellement pour réaliser des tâches de nettoyage, de jardinage et de réparation. Il leur fournit également une formation initiale et leur prête assistance en cas de problèmes de toutes sortes (pour des questions liées à l’emploi ou d’ordre juridique). Le bassin de main d’œuvre d’Emmaüs Åland est parvenu à recruter pour des missions plus ou moins longues environ 50 personnes.

Comment la situation a-t-elle évolué depuis la crise sanitaire et comment vous êtes-vous adaptés ?

La pandémie de coronavirus a posé des difficultés à notre activité de bric-à-brac en raison de leur fermeture au printemps dernier, qui a duré plusieurs mois, et du nombre réduit de clients et de volontaires. La situation semblant se poursuivre cette année, le montant des revenus alloués au soutien à la solidarité a dû être revu à la baisse (pour la deuxième année consécutive). Par le passé, Emmaüs Helsinki était en mesure de consacrer près de 40 % de ses revenus annuels aux activités de solidarité, mais cette année, ce chiffre n’a pu atteindre que 25 %.

Néanmoins, même en période difficile, tous les groupes sont résolus à poursuivre autant que possible leurs activités de solidarité. Cette crise a été l’occasion de réfléchir à nos valeurs, d’établir des priorités entre nos différentes activités, de revoir en profondeur notre situation financière et d’adapter nos activités : le restaurant d’Emmaüs Åland a, par exemple, dû définitivement fermer ses portes. Toutefois, nous sommes plutôt bien parvenus à surmonter la crise.

Actualités Finlande

© Emmaüs Helsinki